Parlons de « Puzzle funeste », le nouveau Ploemeurtres : entretien avec Hervé Poudat

 

Puzzle funeste Hervé Poudat 2018

 

Le petit dernier de la série Plœmeutres vient de sortir. L’occasion d’aller poser quelques questions à son auteur, Hervé Poudat qui publie chez Chemin Faisant mais aussi aux éditions Pourquoi viens-tu si tard (cf. Larmes noires), Clair de lune (cf. BD Osnira avec Jal), Mellinet, Soleil productions

Zoom sur Puzzle funeste

— Bonjour Hervé. Quand on a fait appel à toi pour écrire ce nouvel opus de la série Plœmeurtres, qu’est-ce qui t’a fait dire oui ?

— C’était une gageure, une opportunité d’aborder un genre qui, jusque-là, m’était complètement étranger. Depuis que je tiens un crayon, mes histoires s’enracinent naturellement dans la science-fiction, l’anticipation, le surnaturel, tout ce qui tourne autour de l’imaginaire.

 

— Comment t’est venue l’idée de l’intrigue ? L’avais-tu déjà en tête ou a-t-elle mûri au fil de tes recherches ? On peut préciser à nos nombreux lecteurs que si tu es Breton d’origine, tu vis depuis longtemps à Nice et que, nul n’est faillible, tu n’avais jamais mis les pieds à Plœmeur avant de te lancer dans l’écriture de ce roman.

— Les intrigues naissent de la curiosité que l’on développe à regarder le monde bouger autour de soi, à écouter les gens, à lire les journaux. J’ai cette propension à toujours déformer les évènements. Des intrigues, j’en ai plein d’avance, rapidement griffonnées sur des bouts de papiers virtuels disséminés dans les tiroirs de ma tête. L’intrigue de Puzzle funeste vient d’un fait divers relaté par un journal gratuit, consommé sous une aubette de bus en attendant la navette. Il était question d’une découverte macabre en zone de guerre africaine.

 

— Comment as-tu vécu cette aventure éditoriale ? Quels ont été les obstacles, difficultés et/ou bonnes surprises ?

— On pourrait, à juste raison, imaginer la difficulté d’écrire un « Plœmeurtres » sans jamais avoir mis les pieds à Plœmeur. C’est sans compter sur Google Maps et ses itinéraires en vision satellite qui vous permet de planter succinctement le décor. Mon roman était terminé dans ses grandes lignes quand j’ai découvert Plœmeur pour la première fois. C’était l’année dernière quand je suis venu, avec ma femme, pour des repérages. J’avais besoin d’investir les lieux pour poser mes personnages, pour sentir les ambiances. J’ai dû faire quelques retouches, développer les descriptions de lieux ou de monuments, revoir les temps de déplacements. En un mot : intégrer Plœmeur dans l’histoire, la faire sienne.

Pas d’obstacles ou difficultés majeurs. Même le temps était de la partie, il a plu toute la semaine.

La bonne surprise ? J’ai éprouvé des plaisirs coupables à écrire ce roman policier, à plonger dans les méandres les plus sombres de l’être humain. L’expérience ne restera pas sans lendemain.

 

— Aurais-tu des anecdotes à nous raconter ? 

— Pour la petite anecdote, on cherchait un pré pour poser la roulotte qui tient lieu de décor dans le deuxième chapitre. On a trouvé l’endroit par le sentier botanique qui mène à la fontaine de Saint Bieuzy. Pure coïncidence, il y avait une roulotte dans le pré !  Elle a servi pour la couverture.

 

À propos de la série Plœmeurtres

Plœmeurtre est le titre de premier roman de Michel Dréan. Une histoire de magouille immobilière, avec des morts bien sûr, et je vous laisse deviner où. Un polar très apprécié localement, si bien que régulièrement, on nous demandait : « Y aura-t-il une suite ? »

Michel ne se sentait pas inspiré. Son personnage, Vincent Terrach était destiné à se retrouver au cœur d’autres imbroglios policiers, sous d’autres horizons. Il a quitté Plœmeur.

Puis, un jour, nous avons eu l’idée de créer une série un peu comme Le Poulpe, ou, plus proche de chez nous, de Léo Tanguy. Chaque opus écrit par un auteur différent. Avec pour seule contrainte, qu’il y ait un meurtre à Plœmeur… Pour le reste, chacun a carte blanche. Ce qui fait que chaque roman style, son univers, son atmosphère.

Après Michel, il y a ainsi eu Christian Blanchard, Isabelle Amonou, un collectif  de 12 écrivains (pour 12 nouvelles), Isabelle Serve et maintenant Hervé Poudat.

Membre de Chemin Faisant depuis quelques années maintenant, il est surtout connu au sein de notre association pour être le scénariste aux côté de Julien Anquez de la bande dessinée Histoires et légendes oubliées de Bretagne. Il a aussi écrit plusieurs romans pour un autre éditeur.

 

 

Interview + Présentation de la série Ploemeurtres: Eric Nedjar

 


Puzzle funeste d’Hervé Poudat, collection Plœmeutres, édition Chemin Faisant, juin 2018 (365 p)
Prix de vente: 12€ + 3€ de frais de port (gratuits à partir de 2 ouvrages Chemin Faisant)
Pour toute commande, envoyer un mail via l’onglet « Contact » situé en haut de page.

Du même auteur, au catalogue:

61QxTahZG6L

 

 

 

 

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Une réflexion sur « Parlons de « Puzzle funeste », le nouveau Ploemeurtres : entretien avec Hervé Poudat »

  1. J’aime les bouquins d’Hervé. Et j’aime la collection Ploemeurtres (forcément !). Donc là, je vous dis pas, je vais m’y plonger en écoutant Caravane de Raphaël !!!!

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