« Olivier Cousin et ses demi-mensonges » : entretien avec l’auteur

 

Poète, écrivain, nouvelliste, Olivier Cousin est certainement l’un des membres les plus prolifiques de Chemin Faisant. Peut-être aussi le seul (je n’ai pas été vérifier) de notre association à posséder une page sur Wikipédia. Allez donc y jeter un œil, vous verrez que je ne mens pas.

Et ce faisant, vous découvrirez également, côtés nouvelles, qu’Olivier vient de publier un nouveau recueil édité par qui ? Je vous le demande ? Neuf petites histoires dans lesquelles, une fois de plus, il trouve un malin plaisir à nous raconter cet ordinaire qu’un grain de sable fait toujours chavirer.

Après un premier recueil, Dans nos vies à bascule (2013), et un roman Les Vieux Fantômes de Tristan Trassire (2015), Le Drapeau de Kébabie et autres demi-mensonges est le troisième ouvrage sous le label Chemin Faisant. Alors sans plus attendre…

Zoom sur Olivier Cousin

— Salut Olivier, heureux de te retrouver parmi nous. Pour tous ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu nous parler un peu de toi ?

— Oui, je peux. Pas sûr que ce soit palpitant… Comme j’ai mis sur mon compte Instangram : « auteur de poèmes, romans et nouvelles. Accro à la musique indé. » J’aime plein de trucs banals et d’autres plus rares ; je déteste pas mal de trucs aussi, comme tout le monde. Mon métier consiste à donner le goût de la langue française et de la littérature aux ados, ce qui est un défi plutôt intéressant ; on appelle ça prof de français. J’ai aussi une petite famille comme on dit ; je tonds ma pelouse à peu près quand il le faut et je paie mes impôts en France malgré les sommes colossales que mes droits d’auteur me rapportent. Un type normal, quoi.

 

— Quel est ton parcours littéraire ?

— Le parcours de beaucoup d’auteurs, j’imagine. Une grande passion pour la lecture, les mots, et donc les rédactions à l’école. Un jour j’ai osé aller au-delà de l’écriture de texticules dans une sorte de journal intime. Cela a donné des poèmes, des bribes de nouvelles. Puis j’ai eu l’envie de raconter une histoire plus longue ; mais comme j’étais raisonnable, je me suis dit « on verra ça après le bac ». Et c’est devenu mon premier roman, dont les premières ébauches datent de mes années d’étudiant. La chance ensuite de publier ce petit roman vers trente ans et pas mal d’autres livres régulièrement depuis. Une vingtaine à ce jour. Je pense que même sans publier j’aurais poursuivi dans l’écriture, car je trouve beaucoup de plaisir à me dépenser dans cette activité.

 

— As-tu d’autres talents cachés ?

— Sans doute. Mais tellement cachés que je ne les ai pas découverts moi-même à ce jour. Ça  viendra sûrement… Ah si ! ça me revient : pour un gaucher je joue très bien à la pétanque de la main droite.

 

— Le Drapeau de Kébabie et autres demi-mensonges est ton dernier ouvrage. Peux-tu nous le présenter ?

— Ce sont neuf histoires très différentes qui pourraient être vraies. Des gens ordinaires qui mentent, se mentent et à qui l’on ment, ce qui a le pouvoir de modifier le cours de leur vie. Plutôt légères, je dois dire. Les plus graves sont teintées d’humour noir, mais les vrais drames (une nouvelle seulement) apparaissent moins que dans mon premier recueil Dans nos vies à bascule.

 

— Un mot sur Chemin Faisant. Pourquoi avoir choisi notre association pour être publié ?

— Assez simplement, c’est une question de rencontres qui se sont bien passées. Michel Dréan, qui a dû commencer à publier à peu près en même temps que moi, m’a fait connaître Chemin Faisant. Découverte approfondie grâce à deux libraires, Erwan et l’équipe de Sillages et Virginie de Louise Titi. Puis j’ai connu d’autres membres de l’équipe et on m’a proposé de participer à un recueil collectif de nouvelles (Sur le film du rasoir) : les dés étaient jetés ! J’ai tout de suite aimé le côté décontracté des relations avec Chemin Faisant, ainsi que l’efficacité liée à une confiance réciproque sans prétention ni prise de tête. J’ai toutes sortes de contrats d’édition parce que mes éditeurs sont très différents les uns des autres ; et je dois dire que celui que j’ai avec la maison associative Chemin Faisant me convient parfaitement car chacun est à l’écoute des besoins de l’autre.

 

— Des projets ?

— Plein les tiroirs ! (Enfin, l’ordi plutôt). Ce qui est acté : un recueil de fabulettes pour enfants chez Label LN en mars 2018, Drôle de bestiaire de travers, illustré par Anne Salaün comme les deux précédents publiés chez le même éditeur en 2006 et 2011. Un livre de poèmes à La Part Commune à l’automne 2018. J’ai un polar historique en chantier, que j’aimerais avoir fini à la fin 2018 : il s’agit de la seconde aventure de mon médecin des armées du Roi, Jacques de Lottin, sorte de légiste des années 1580. Et d’autres trucs. C’est l’avantage d’écrire dans plusieurs genres littéraires différents : j’ai toujours des textes en cours.

 


Le drapeau de Kébabie et autres demi-mensonges d’Olivier Cousin, éditions Chemin Faisant, décembre 2017, 126 p.
Prix de vente: 12 € + 3 € de frais d’envoi (gratuit à partir de 2 ouvrages commandés)
Pour toute commande, envoyez-nous un mail via la page « Contact ».

Vous pouvez suivre l’actualité d’Olivier Cousin sur son blog: Toujours des mots au fond de la poche.

Au catalogue:

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